Les hommes


Les Montagnards


A tout seigneur tout honneur. Parmi les quelques hommes originaires et représentatifs des Alpes Françaises que nous avons choisi de vous présenter, la place d'honneur revenait aux alpinistes et aux montagnards. Nous n'avons pas la prétention de vous présenter tout ce que les Alpes comptent comme personnalités parmi leurs enfants, tant ils sont nombreux dans tous les domaines, mais de vous en donner un aperçu, parmi les plus marquants ou les plus caractéristiques d'entre eux.

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Pierre Gaspard (1834-1915)


Pierre Gaspard naît le 27 mars 1834, à Saint Christophe en Oisans. Paysan, grand chasseur de chamois, il accompagne de temps en temps des touristes en excursions en tant que porteur.
A l'âge de quarante ans, la Société des Touristes du Dauphiné fait appel à lui dans le but de créer une compagnie de guides.
Le 21 juillet 1877, il réalise, avec Emmanuel Boileau de Castelnau, la première ascension du Dôme de neige des Écrins puis le 16 Août 1877, la première ascension de la Meije, le dernier grand sommet des Alpes encore vierge. Gaspard a 43 ans. Sa légende commence...

Gaspard participera à sept des dix premières ascensions de la Meije. Le 2 Juillet 1885, il réussit la première ascension de l'arête ouest.
Sa vie de guide est ensuite bien remplie avec plus de trente premières (Le Pic Gaspard le 6 juillet 1878, l'Olan, arête nord, le 5 août 1880, la face sud des Écrins, le 2 septembre 1880, l'Ailefroide, sommet central, versant sud-est, le 8 août 1889, le Pelvoux, 3946 m, versant ouest de la Pointe Durand, le 10 juillet 1891).

Grimpeur infatigable, c'est l'homme de la Meije, qui a inspiré romans et films. Il a gravi sa Meije des dizaines de fois et conduira encore, à 76 ans, une cordée au sommet du grand pic.

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Armand Charlet (1900-1975)


Armand Charlet est l'un des plus grands noms de l'alpinisme chamoniard. Il est considéré comme l'archétype du guide de Chamonix. Dans la revue spécialisée La Montagne et Alpinisme, Alain de Châtellus le considère comme le "chef incontesté et phare de sa génération.".  En tant que référence, il est au monde des guides, ce qu'a été Pierre Allain pour les "sans guide".

Tout comme Pierre Gaspard était l'homme de la Meije, Armand Charlet était celui de l'Aiguille Verte dont il a gravi toutes les voies à de nombreusues reprises..

Fondateur de l'Ecole Nationale de Ski et d'Alpinisme, li l'a dirigée pendant de nombreuses années et a eu une grande influence sur plusieurs générations de guides de haute montagne, pour lesquels il est resté et restera l'une des figure emblématiques des Alpes.


A ces deux noms il faut rajouter, évidemment, tous ces guides et alpinistes mythiques qui ont forgé l'alpinisme moderne et laissé leur empreinte sur un massif qui ne serrait peut-être pas ce qu'il est sans eux. On ne peut tous les citer, assurément, mais parmi eux figurent les Gaston Rebuffat, Louis Lachenal, Lionnel Terray, René Desmaison, Jean-Marc Boivin, Patrick Bérhault et tant d'autres.

Les « noms » célèbres

Quelques noms célèbres des Alpes


Jean-François Champollion (1790-1832) :


Génie des langues, lecteur opiniâtre, le Dauphinois révéla l’égyptologie au monde et devint en 1826 le premier conservateur du futur département des Antiquités Egyptiennes du musée du Louvre et créateur de l’étude scientifique des Monuments de l’Egypte.

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Joseph Opinel (1872-1960)


La main couronnée qui fleurit les lames des Opinel figure sur les armoiries de Saint-Jean-de-Maurienne. C’est en effet tout près de là, à Albiez-le-Vieux, que le taillandier Joseph Opinel débuta, en 1890, la fabrication d’un couteau de poche en douze tailles différentes.

Médaillé d'or à l'exposition alpine de Turin en 1911, le couteau montagnard alpin remporte un tel succès qu'une nouvelle usine est installée dés 1916 dans la banlieue de Chambéry.

Du statut de modeste artisan mauriennais, Joseph Opinel acquiert alors celui d'industriel ; un nom désormais célèbre et immuablement attaché aux Alpes, et dont la renommée n'a cessé de croître par-delà les frontières des Alpes et de l'Europe. Non content d’avoir conquis la planète, le célèbre couteau trône désormais dans les plus grand musées de Londres et de New-York.

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Abel Rossignol (1882-1954)


En 1907, un menuisier iseran de Voiron se passionne pour la fabrication des skis et gagne la caution du champion d’alors, Emille Allais, inventeur de la « méthode française » de ski alpin. Ce coup de génie va le propulser sur les cimes du succès.

Ces skis en bois massif vont être utilisés tels que jusque dans les années 30/40. Mais Abel Rossignol, veut aller plus loin et dépose en 1941 le brevet du ski « Olympique » qui jette les bases du ski moderne, celle du ski contre-collé. Il faudra attendre les JO de 48 à Saint Moritz, pour voir ce ski monter sur la plus haute marche du podium en descente avec Henri Oreiller, le meilleur ami d'Abel Rossignol !
Ski le plus emblématique de la marque Rossignol, l'Olympique 41 a été le premier ski en bois contrecollé. Son héritier, le Strato, naquit en 1964, premier ski stratifié en fibre de verre, multi médaillé d'or aux Championnats du Monde et aux Jeux Olympiques. Deux skis mythiques qui ont contribué au développement et rayonnement international de Rossignol !

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En 1967 il rachète son concurrent principal, Dynastar, et devient n° 1 des ventes mondiales de ski

1967, c'est l'année de la sortie de "l'Allais Major", un ski métallique, à âme bois, destiné à remplacer l'Allais 60. Les championnats du monde de 1966 à Portillo au Chilli couronnent Jean-Claude Killy en descente, Guy Périllat en géant, Marielle Goitschel en descente, géant et combiné puis Annie Famose en slalom. C'est une grande année pour le ski Français avant les Jeux Olympiques de Grenoble en 1968 où, Jean-Claude Killy est champion olympique de descente, slalom, géant et combiné et Marielle Goitschel est championne olympique de slalom.

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